Et si on passait aux basses technologies ?

Libération publiait récemment, dans son édition du week-end des 5 et 6 juillet 2014, un entretien avec Philippe Bihouix à l’occasion de la sortie de son livre intitulé : L’Âge des low-tech.

J’ai trouvé la réflexion développée par Philippe Bihouix intéressante et qu’elle méritait qu’on s’y arrête quelques instants.

En synthèse, pour Philippe Bihouix, si la technologie a toujours été le salut de l’humanité et lui a permis de se sortir de bien des problèmes, elle ne devrait pas nous être d’un grand secours dans les enjeux écologiques qui nous attendent. Le high tech est séduisant car, en minimisant les déplacements, il permet des économies d’énergie. Néanmoins, il n’est pas sans inconvénients.

Le high tech fait appel à de nombreux composants électroniques de petite taille qui nécessitent des ressources naturelles rares. Le développement sans précédent du high tech dans toutes sortes d’objets du quotidien pose donc la question de l’épuisement de ces ressources dans un terme proche. D’autant plus qu’étant utilisées en quantités infimes dans une multitude de composants électroniques, ces ressources sont difficilement recyclables. Le high tech pose donc la question de la dispersion et de la déplétion des ressources naturelles rares sans lesquelles il ne peut exister.

A travers l’exemple du high tech, Philippe Bihouix met aussi en évidence les limites de l’économie circulaire, car la dispersion des matières premières ne permet pas toujours leur recyclage. De plus, malgré le perfectionnement des techniques, beaucoup de ressources naturelles voient une déperdition de leur propriétés et de leurs qualités lors de leurs recyclages successifs. Le recyclage à l’infini est donc un leurre. Read more